Se taire de Mazarine Pingeot

Comment se taire et pourquoi se taire ? Dans le prologue, Mazarine Pingeot écrit : agressions, victimes, traque, homme, défenseurs, coupables, transaction, société.

Parler est le commencement d'une chasse, le monde humain qui devient animal pour attraper, dépouiller et abandonner. Se taire c'est le silence. Que faut-il à notre société pour entendre ? Violence chez moi ou ailleurs ? Qui entendra ?


Mon avis : Comprendre, appréhender. Fermer les yeux et se transporter. Il est certaines transgressions qui ne demandent ni acceptation, ni autorisations. Le viol, c'est se servir pour lui. Le viol, ce n'est un viol pour lui. Et pour elle ?

C'est un silence. C'est une voix qui s'est tue à l'instant où son monde est pénétré.


Et cette image qui colle partout. Où est la vraie "moi" dans l'intime ? Non, on y entre comme si tout y été autorisé. Savoir, rencontrer, aborder, repousser. Image public.


Se taire, c'est se corrompre soi-même. Il faut quelque chose à sauver pour parler.

Il faut un plan, une cause, un pari.

La loi du silence est bénéfique à tous les aliénés de la société qui pensent et qui jugent que chaque individu ou chaque événement ont une cause et une conséquence.

Les victimes, les oubliés, les silencieux s'immergent en exploitant l'absentéisme et l'oubli.


Qui gagne ? Qui perd ?

On passe de l'un à l'autre, on se croit à l'abri, on pense tout savoir. La vie est un mensonge, un silence ou une déclaration.

Tout autour le bruit : celui du quotidien, celui de l'accusation, celui de la révélation mais le bruit sourd qui sonne un monde pire, lourd, ignoble. Qui ose écouter ?


Se taire, c'est tenter de se sauver soi-même. Possible ? Non, sinon c'est le regret, le remord, l'accusation, la culpabilité qui s'entrechoquent et affaiblissent.


Il est question de savoir dire et raconter à la bonne personne. Qui doit savoir ? Qui peut entendre ?


Ma conclusion : Mazarine Pingeot transporte le lecteur près de Mathilde. L'auteure s'absente, se tait et laisse parler Mathilde. Violences physiques, violences psychologiques : Un enfer de vivre ou vivre en enfer ?


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