les Héroïques de Paulina Dalmayer

Avant l'été, j'ai lu ce livre proposé pour un salon littéraire en ligne.

L'été se termine, mon premier retour sera Héroïque !


Etre héroïque ? Pourquoi vouloir l'être ?

Se battre et se défendre : c'est Wanda.

Wanda, tu sens l'approche de rien et dans un même temps tu es à la recherche de tout. L'essence qui te pousse à vivre est celle qui t'aide à partir dignement.


"Quel est donc le résultat ? Le résultat de ma vie. Et s'il ne m'appartenait pas de l'établir ? S'il me fallait seulement le déterminer en mesurant le laps de temps durant lequel mon ombre sera perceptible aux vivants, alors que le corps que j'habite sera décomposé ?"

Faire le bilan ou faire face au passé. Le jugement dernier ou le jugement tout court : c'est avec lui, c'est envers toi même.


Le seuil de la mort et de la vie : Wanda le sent. Et si le présent n'était que la vie qui sombre vers la mort ?


Réussir sa vie : Est- ce vaincre la mort ? La défier ? Vivre avec l'échéance qui s'annonce trop tôt ou trop tard ? Tout est certainement une question de choix et de combat.


Vivre et mourir , c'est héroïque dans le sens où l'on saisit ses choix, ses regrets, sa façon d'exister et la décision de partir.


Nous sommes tous héroïques à vivre, à mourir, à supporter la vie et recueillir la terreur. Puisque la vie est ainsi, elle passe et laisse derrière soi le tapis d'espérances, d'illusions, de joies et d'amours. Un pays, une ville, un mari, un amant, un enfant, un métier, ta vie et ma vie se balancent dans le marécage de l'oubli : la mort.

Ne sommes-nous pas héroïques de lâcher tout ça parce que c'est ainsi.

Tenir fermement les dernières jours et les dernières heures, v'la la mort qui t'entrainera sans emmener ta dignité : c'est le sentiment et le souvenir à laisser pour peu que l'amour te rattrape.


"Vient le moment où il faut que j'enlève ma chemise d'hôpital, avec sa fermeture à pression dans le dos. Edward l'ouvre délicatement, à croire qu'il déboutonne une robe de soirée. Nous avons peut-être survécu à la chute du communisme, mais mon espérance de vie est inférieure à celle de mon tube de dentifrice. Je préfère ne pas infliger la vue de ce corps étranger, auquel je ne parviens pas à m'habituer, squelettique, jaunâtre, dépecé comme celui du cochon destiné à une marinade, à l'homme avec qui j'ai partagé quarante ans de ma vie. "




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